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1957-1960. Contre les camps d’assignation à résidence.
De 1957 à 1960, des femmes et des hommes se rassemblent au sein de l’Action civique non violente (ACNV). Leur premier combat avec Lanza del Vasto et ses compagnons fut d’alerter l’opinion par divers jeûnes de protestation contre la pratique de la torture que subissaient les Algériens combattants, ou non, pour leur indépendance. Puis, ils se levèrent contre la bombe atomique française qui se préparait à Marcoule. Par la suite, il y aura un jeûne et des manifestations à Grenoble, contre les tortures en France, puis suivront les premières manifestations contre les camps d’assignation à résidence où le pouvoir français enfermait de façon arbitraire nombre d’Algériens « suspects ». 1960-1962. L’accueil des réfractaires par l’ACNV.Enfin, ces mêmes personnes se sont solidarisées avec les jeunes hommes qui refusaient de participer à la guerre d’Algérie ; et elles organisèrent, avec eux (et avec de nombreuses autres personnes), leur résistance. Après le cessez-le-feu, au printemps 1962, et l’accession à l’indépendance en juillet, cette action se poursuivra sous des formes un peu différentes. C’est là que l’Action civique non violente amorce une nouvelle orientation. Les réfractaires avaient adopté une attitude commune pour la durée de la guerre d’Algérie. Chacun peut désormais reconsidérer le problème en toute liberté... 1963. Un statut pour les objecteurs de conscience.
Il s’agissait de maintenir la solidarité avec ceux qui étaient toujours en prison et il fallait maintenant accueillir les nouveaux qui refusaient de faire leur service militaire. Des nouvelles bases d’engagement sont fixées pour ceux qui souhaitent placer leur objection dans le cadre de l’ACNV. Le statut pour lequel Louis Lecoin fit une longue grève de la faim eut du mal à voir le jour. La pression sur le gouvernement ne se relâche pas. Ensuite, les perspectives changèrent : l’histoire des réfractaires à la guerre d’Algérie est terminée. Quelques-uns d’entre eux termineront leur période à Brignoles. Certains volontaires partirent travailler en Algérie, d’autres se lancèrent dans la création d’un centre permanent de formation et d’action non violentes. 1964-2002. De Brignoles à la suppression de tout service obligatoire.Le regroupement de tous ceux qui ont demandé le statut aura lieu le 15 juillet 1964 à Brignoles (Var). Des nouvelles générations d’objecteurs continuent la lutte : il faudra plusieurs années pour que le service civil soit réellement effectué dans un cadre civil et accessible au plus grand nombre. Pour beaucoup d’objecteurs, le statut obtenu est insatisfaisant : certains veulent "l’améliorer", d’autres considéreront les différentes étapes comme un moindre mal qu’il faut accepter provisoirement en attendant la suppression de tout service obligatoire. Depuis 2003. Une nouvelle donne jusqu’à nos jours.
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